Je ne l'ai pas vu naître
Mais je l'ai pris pour enfant,
C'était un petit être,
Il était si charmant.
Quand je l'ai vu grandir
Ce fut mon compagnon,
J'aimais le voir courir
Dans toute la maison.
Je ne t'ai vu vieillir
pour moi toujours « enfant »
Bien qu'il sut m'obéir
Toute sa vie durant.
Quand je l'ai vu mourir,
Je compris que ce jour
Venait de s'accomplir
La fin d'un bel amour
Tu me fus fidèle,
Serviteur dévoué,
Ton amour fraternel
N'a pas démérité.
Je t'aimais Boubou,
Ô mon petit Lapin,
Et, pour toi, mon filou
Je n'effacerai mon chagrin
:(